EROICA

Andrzej Munk

Pologne - 1958 - 85 min

9,00 €

Titre original: EROICA
Titre anglais: HEROISM

Symphonie héroïque en deux parties :

I. Scherzo alla pollaca. Un dandy varsovien, Dzidzius, prend part par hasard au soulèvement de Varsovie. Il accepte de servir d’intermédiaire avec des troupes hongroises qui veulent s’y joindre.

II. Ostinato lugubre. Dans un camp de prisonnier de guerre, un déserteur, qui se cache dans le grenier du baraquement, est pris pour un héros légendaire. Mais l’atmosphère de vie commune forcée entre les militaires rend cette vie de plus en plus insupportable.

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Titre original: EROICA
Titre anglais: HEROISM

Symphonie héroïque en deux parties :

I. Scherzo alla pollaca. Un dandy varsovien, Dzidzius, prend part par hasard au soulèvement de Varsovie. Il accepte de servir d’intermédiaire avec des troupes hongroises qui veulent s’y joindre.

II. Ostinato lugubre. Dans un camp de prisonnier de guerre, un déserteur, qui se cache dans le grenier du baraquement, est pris pour un héros légendaire. Mais l’atmosphère de vie commune forcée entre les militaires rend cette vie de plus en plus insupportable.


Figure essentielle de la Nouvelle Vague polonaise, né en 1921, Andrzej Munk étudie l’architecture et le droit avant de se consacrer au cinéma à l’école de Lodz. Il devient opérateur des actualités polonaises, puis réalisateur de films documentaires. Remarqué pour sa vision ironique de la société polonaise, il signe plusieurs courts avant un moyen métrage (LES HOMMES DE LA CROIX BLEUE en 1956), puis un long avec UN HOMME SUR LA VOIE (1957) qui lui vaudra une renommée immédiate. Ses films suivants connaîtront un succès sans cesse croissant jusqu’à son dernier, LA PASSAGERE. Il mourra d’un accident de voiture pendant le tournage, à 41 ans.


« Les héros sont des cons (l’inverse n’est pas toujours vrai) et, quand il s’agit de Polonais, ils sont quand même admirables : c’est la conclusion de ce film magnifique, unique, sans aucune ressemblance ou parenté avec qui que ce soit. EROICA est, je crois, le plus beau film polonais d’après-guerre. C’est une variation douce-amère sur le soulèvement de Varsovie en août 1944 (première partie : « Scherzo alla polacca ») et sur les camps d’internement militaires (deuxième partie : « Ostinato lugubre »). Andrzej Munk, le réalisateur, disparu dans un accident de voiture en 1961, y raconte les tribulations d’un glandeur cocu qui se retrouve sur le chemin de l’héroïsme; puis les étonnements d’un interné devant le mythe de l’évasion, mythe qui ne sert à rien. Humour noir, extrême élégance de la mise en scène, noir et blanc superbe. Munk adorait les personnages qui se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment. Juif, il survécut à la barbarie nazie en clandestin, puis, après la guerre, hésita entre l’architecture et le droit. Il choisit le cinéma, grâce au ciel. Dans EROICA, il devait y avoir une troisième partie (« Con bravura »), dont il ne reste que trois minutes. Con Iravura, oui, c’est exactement ça…
LE NOUVEL OBSERVATEUR – 09/07/2009

« Dans cette quête des rapports exacts entre un individu et un fait, Munk est passé par trois étapes, cherchant à mieux cerner la vérité (une vérité plus insaisissable au fur et à mesure qu’on la traque) : refus d’un schéma manichéen (UN HOMME SUR LA VOIE) ; destruction de l’héroïsme par l’ironie et nouvel examen des réalités par la satire (premier épisode d’EROICA et DE LA VEINE A REVENDRE ; enfin réflexion sur l’ambiguïté de la conscience collective ou individuelle (le second épisode d’EROICA et LA PASSAGERE). »
Jean-Loup Passek , ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES 1965

Détails

RéalisateurAndrzej Munk
Année1958
PaysPologne
Durée85 min
CastingEdward Dziewonski, Barbara Polonska, Kazimierz Opalinski

Fiche technique


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StandardPAL
Format4/3
ZoneZone 2
ImageN&B
SonArray

English description

English Title: HEROISM Original Title: EROICA Directed by : Andrzej Munk With : Edward Dziewonski, Barbara Polonska, Kazimierz Opalinski Poland, 1958, PAL, 4/3, 85 mn zone 2, Black and White, mono EROICA was planned to contain three parts, but ultimately the director decided not to include the third part titled "Con Bravura", based on J.S. Stawinski's short story ZAKONNICA (the Nun), seeing it as being weaker artistically. The premiere took place in 1972 on Polish Television. He initially tried to avoid underground training to avoid the Warsaw uprising. His drunkenness, disregard for safety and cowardice when sober stated with humorous effect come out as something sane in the world gone mad. His will to survive is more acceptable than any desire for heroic death. The second novel, "Ostinato lugubre", details a hopeless attempt at escape from a prison camp by a man who can no longer stand the confinement and idiocy of the professional soldiers trying to keep up the military preneses in prison. Nevertheless, his escape boosts the morale of his fellow prisoners, while the "escapee" lies hidden from Germans and comrades alike. Andrzej Munk presents a clever, engaging, and insightful satire on duty, courage, and heroism in EROICA. By correlating the sensoral tone of an orchestral symphony to the idolatry and heroic myth associated with the Warsaw Uprising, Munk reflects the solidarity and strength of character of ordinary people in times of profound national uncertainty. The animated and jovial first movement becomes a leitmotif for Gorkiewicz's hedonism, trepidation, and instinct for self-preservation that assists in his safe passage as a courier for the resistance. Similarly, the somber and threnodic second movement proves to be an elegy for the idealization of a war hero. Inevitably, EROICA demystifies the quixotic, archetypal image of heroism and martyrdom to reveal the underlying dignity and and perseverance of the human struggle for nationalism, autonomy, independence, and self-determination. Awards: 1959 - Warsaw Mermaid Polish Film Critics' Award for best Polish feature film of 1958, 1st Mar del Plata International Film Festival, film critics' award with a special mention for the director, FIPRESCI award and award for the best festival set of films together with Jerzy Passendorfer's ZAMACH (ANSWER TO VIOLENCE)